Quality Manager ou Quality Maganeur
Sales Manager ou Sales Maganeur
General Manager ou General Maganeur
du verbe "maganer" :
http://www.societehisto.com/Musee/Parlure/maganer.html
Le verbe maganer a deux sens: celui de maltraiter (il a magané son cheval) et celui de fatiguer (ce rhume me magane).
Dans son Dictionnaire nord-américain de la langue française, Louis-Alexandre Bélisle maintient que le verbe maganer vient de l'ancien français mahaner. Le dictionnaire Larousse de l'ancien français n'a pas le terme mahaner, mais mahaignier qui voulait dire autrefois «mutiler, blesser, torturer.»
Gérard Dagenais, dans son Dictionnaire des difficultés de la langue française au Canada, nous donne l'origine du mot maganer: «À force de parler du latin, et des langues issues du latin et du grec, on oublie que les anciens dialectes germaniques ont été des facteurs du français dans une mesure qui n'est pas négligeable. Le canadianisme maganer a été apporté par des ancêtres venus de régions de la France où le verbe d'ancien français mehaignier (qui s'écrivait aussi mahaignier et se prononçait à peu près comme maganer était encore d'usage courant aux XVIe et XVIIe siècles. Ce verbe, qui était utilisé en France dès le XIIe siècle, a toujours signifié au cours de ses quatre cents ans d'existence «mutiler, blesser, maltraiter, tourmenter» et le substantif d'ancien français mehaing, dérivé de mehaignier, voulait dire «blessure, maladie, souffrance, chagrin et malheur». Le verbe mehaignier était d'origine germanique, comme le verbe anglais to maim, de même source, qui signifie «estropier, mutiler». Maganer est un vieux mot dialectal. Il faut se servir en français de nos jours des verbes maltraiter, malmener, fatiguer, épuiser en parlant des personnes et endommager, détériorer et salir en parlant des choses.»
Dagenais soulève un autre point. Aujourd'hui, nous avons tendance à utiliser le verbe maganer pour parler des choses: «j'ai magané mes souliers en marchant dans l'eau». Selon lui, «quand on l'applique aux choses, le verbe n'est plus un vieux mot mais plutôt une faute.»